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Accueil PLANTS TRUFFIERS ROBIN Réussir son verger à truffes Les sols

Car­ac­téris­tiques des sols fa­vor­ables à la Truf­fi­cul­ture et à la cul­ture de Champignons.

L'ap­ti­tude du sol (qualité physiques et chim­iques) à la truf­fi­cul­ture et  la cul­ture de champignons, est un ­fac­teur fon­da­mental pour la réus­site d’une Truf­fière ou d'un VERGER A CHAMPIGNONS®.

 

Les car­ac­téris­tiques des sols fa­vor­ables pour la Truf­fi­cul­ture : Truffière naturelle à Tuber 						magnatum chez M. Angellozzi, située dans les marches (Italie).       

Les sols fa­vor­ables pour les dif­férentes espèce de Truffes :   

La truffe noire (Tuber me­lanosporum) :

Elle exige un ter­rain cal­caire, riche en cal­cium et de réac­tion al­ca­line. Le pH op­timal se situe entre 7,5 et 8,5 avec au moins 8 % de cal­caire total.
Les sols fa­vor­ables sont générale­ment peu pro­fonds, 15 à 40 cm, sur roche fis­surée, de struc­ture grumeleuse ou sableuse.
Ils doivent être bien équili­brés en élé­ments minéraux et en matière or­ganique : le rap­port car­bone/azote (C/N) doit être voisin de 10. Éviter les sols com­pacts à tex­ture trop argileuse : 40 à 45 % étant la limite.
Le sol doit être drainant.

 

La truffe de Bour­gogne (Tuber un­ci­natum) et la truffe blanche d’été (Tuber aes­tivum)

Elles né­ces­si­tent un ter­rain cal­caire : pH de 7 à 8.
La teneur en matière or­ganique doit être équili­brée. Le C/N (car­bone/azote) peut at­teindre 20.
La teneur en argile pourra être plus élevée que pour Tuber me­lanosporum, jusqu’à 60%.

 

La truffe blanche d’hiver (Tuber mag­natum) :

Du point de vue chim­ique, les car­ac­téris­tiques des sols à Tuber mag­natum sont les mêmes que celles des sols à Tuber me­lanosporum et à Tuber un­ci­natum.
Du point de vue physique, les sols à Tuber mag­natum, sont des sols très par­ti­c­uliers (ce qui ex­plique la lo­cal­i­sa­tion géo­graphique de cette espèce). Ce sont des sols non su­per­fi­ciels, non caill­ou­teux, de tex­ture plutôt limoneuse sableuse, très aérée, à très bon drainage, restant frais aux péri­odes les plus sèches de l’année.
A noter qu’il est dif­fi­cile de juger à priori des qual­ités truf­figènes d’un sol, sauf si celui-ci pro­duit déjà des truffes.

L'im­por­tance de l'analyse du sol. Analyse de Sol                       

Lorsqu'une par­celle est retenue pour une fu­ture plan­ta­tion à vo­ca­tion truf­fière, il est indis­pens­able de faire ef­fectuer une analyse de sol.
Cette analyse a pour but de déter­miner les espèces : hôte (arbre) et surtout champignons les mieux adaptés à votre ter­rain. Elles sont fonc­tion des car­ac­téris­tiques physiques et chim­iques de votre ter­rain, et no­tam­ment de son acidité (pH), de la teneur en cal­cium, et en matière or­ganique.
Si votre ter­rain est ho­mogène, faites nous par­venir un échan­tillon de 500g en­viron de terre, prélevé à 20cm de pro­fondeur.

Pré­pa­ra­tion des sols.

Pose mécanique du Paillage plastique sur terrain préparé: labour, hersage et passage du rotavator, avant la pose du film. Il est conseillé de clôturer la plantation, avec un grillage métallique.

La pré­pa­ra­tion idéale con­siste à tra­vailler le ter­rain en plein, en ef­fec­tu­ant  un labour à 30 cm min­imum de pro­fondeur, suivi d’un her­sage avec une herse ro­ta­tive par ex­emple.
Pour les par­celles de petites sur­faces : in­férieure à 2 000m2 on réalisera une pré­pa­ra­tion du sol en potets :
On tra­vaillera alors le sol sur 1m2 et 30 cm de pro­fondeur aux em­place­ments prévus pour la plan­ta­tion.

Si le sol est très caill­ou­teux, faire un épier­rage du trou de plan­ta­tion, en veil­lant à créer un volume de terre meuble d’en­viron 50 litres au­tour du plant.

 

Cul­tures précé­dentes :        

Plantation de chenes truffiers

Il est re­connu que la vigne, le la­vandin, la luzerne, le sain­foin pré­parent la truf­fière.
Ces végé­taux n'abri­tent pas de champignons ec­to­my­corhiziens, ce qui limite con­sid­érable­ment le po­ten­tiel de my­corhizes com­péti­tives de la truffe.
Par contre, il n’est pas con­seillé d’in­staller une truf­fière sur une défriche ou un déboise­ment ré­cent (moins de 5 ans). Car le risque de con­tam­i­na­tion des je­unes plants par les souches my­corhizi­ennes na­turelle­ment présentes sur les ar­bres en place est très im­por­tant, avec à terme une diminu­tion des chances de pro­duc­tion de truffes.
Il est égale­ment dé­con­seillé de planter au mi­lieu d’un bois ou à prox­imité pour les mêmes raisons.

Les car­ac­téris­tiques des sols fa­vor­ables pour la cul­ture des Champignons :

Le Lactaire Délicieux (Lactarius deliciosus).

Le Lac­taire Déli­cieux (Lac­tarius de­li­ciosus) et le Lac­taire san­guin (Lac­tarius san­gui­fluus) :

Ils poussent générale­ment en ter­rains acides mais on peut en trouver égale­ment en ter­rains cal­caires.








Le Bolet jaune (Suillus Luteus).

Le Bolet jaune (Suillus Lu­teus) : 

Il est in­dif­férent au pH du sol, on le trouve aussi bien sur des ter­rains sableux acide que sur des sub­strats cal­caires.








L'im­por­tance de l'analyse du sol.

L’analyse de sol est con­seillée avant d’en­vis­ager l’im­plan­ta­tion d’un verger à champignons. Elle permet d’ori­enter sur le choix de l’espèce de champignon la mieux adaptée au site de plan­ta­tion.

FAIRE une ANALYSE de SOL

Pré­pa­ra­tion du ter­rain idéale :

  • Si le re­lief le permet, un labour en plein à une pro­fondeur de 25 à 30 cm. A noter que dans la plu­part des zones méditer­ranéennes, un sous-so­lage à 60/80 cm de pro­fondeur est indis­pens­able  pour pré­parer le sol à la plan­ta­tion.
  • Si la sur­face ou la con­fig­u­ra­tion du ter­rain ne permet pas le labour, on tra­vaillera le sol en potets de 1 m de côté sur 30 cm de pro­fondeur.
  • Si le sol est très caill­ou­teux, élim­iner les gros blocs afin de créer un volume de terre meuble de 50 litres en­viron. Cette méthode con­vient par­ti­c­ulière­ment aux plan­ta­tions de petites sur­faces.

A noter qu’il n’est pas con­seillé de planter des PLANT CHAMPIGNON® si le ter­rain est ar­boré car même en coupant les ar­bres et en élim­i­nant un max­imum de racines, le risque de con­tam­i­na­tion des je­unes plants my­corhizés par les souches my­corhizi­ennes présentes sur les ar­bres en place est trop im­por­tant et les ré­sul­tats de pro­duc­tion ris­queraient d’être forte­ment com­promis.